12.31.06
La mort de Saddam Hussein
Ce personnage, ex ami de l’occident qui l’a encouragé et soutenu contre l’Iran, mais tombé en disgrâce quand il refusa de donner son pétrole aux néo-cons américains a été assassiné légalement ce 30 Janvier 2006.
Dans ce monde trouble si, au départ, Saddam Hussein a accédé au pouvoir comme beaucoup d’autres par un coup d’état, et si le personnage n’était pas spécialement sympathique, il restera une personnalité de notre époque.
Quand le monde occidental, effrayé par le coup d’état iranien contre le shah d’Iran – comrompu jusqu’au cou – désida d’armer et soutenir l’Irak de Saddam Hussein pour déclencher une guerre attroce de sept ans entre les deux pays, ce dernier était un exemple que l’on devait, non seulement soutenir, mais aussi honorer. En France, on se souvient encore d’un journal télévisé présenté par Patrick Poivre-d’Arvor, quasiment léchant les bootes de Saddam Hussein!
L’administration Bush père l’avait déjà piégé en l’encourageant à attaquer le Koweit pour se donner un argument à la première guerre du golf. Le fils, corrompu ainsi que son vice-président, ira plus loin en 2003.
Mais le pétrole rend fou. La guerre contre l’Iran terminée, et Saddam Husssein continuant à vouloir garder pour lui et son pays le pétrole de son sous-sol et faire de l’Irak un pays développé, est devenu la bête noire des néo-cons américains, G. Bush en tête: on devait lui piquer son pétrole par tous les moyens. Et ce fut fait! En 2003.
Mais pourquoi tant de précipitation pour l’exécuter? Une chose semble sûre: Saddam Hussein devait garder le silence. Il savait trop de choses sur les magouilles occidentales et les compromis que nos pays ont négocié avec lui. Alors on a d’abord tenté de l’intimider en faisant assassiner trois de ses avocats avant que son pseudo procès ne commence. Pourtant gardé par les américains, on a créé un pseudo tribunal fait de béni-oui-oui des néo-cons américains. On censura sa parole lors des diffusions, coupant chaque fois que ca devenait gênant. On lui a aussi refusé un tribunal internantional indépendant. Et voilà! on l’a assassiné tout aussi cyniquement qu’il a pu l’être.
Sa mort arrange bien de monde. Il suffit d’essayer d’entendre le silence assourdissant de ces ex-amis qui rampaient encore à ses pieds il y a dix-vingt ans.
Les Kurdes, encore une fois baffoués, n’aurons plus l’espoir d’une réponse à leur malheur. Celui qui aurait pu les éclairer, présenté comme leur pire ennemi, n’est plus. Etles deux-cent mille civils irakiens tués depuis la chutte de ce soi-disant démon seront portés statistiquement à la colonne perte et profits des néo-cons.
Détenu par les américains depuis sa capture, pourquoi a-t’il été livré à ces barbares? C’est simple du côté des néo-cons et de G. Bush! profitons des fêtes, quand tout le monde s’amuse et ne prêtera qu’une oreille discrète à cet assasinat, et faisons le avant que le congrés et le sénat démocrate ne puisse mettre son grain de sel. Vous voulez l’interroger? les morts ne parlent pas.
Dégeulasse!
Qui sont les monstres?